Histoire et Patrimoine

Patrimoine Civil

donjonmorthemer

 

Le château de Morthemer

Donjon XIIe siècle

Le château est inscrit comme Monument Historique depuis 1927 d'abord pour le donjon, puis pour l'ensemble des bâtiments depuis 2008.
Le château date du XIIe siècle. Mais il a fait l'objet d'une restauration abusive par l'architecte Boeswillwald, disciple de Viollet-le-Duc au XIXe siècle.

 

Les anciennes maisons de Morthemer

Des maisons anciennes des XVe et XVIe siècles sont visibles dans le village tant rive droite que rive gauche, notamment autour de l'église, rue Chandos.
Les maisons situées aux 15-17 rue de l'Aumônerie sont inscrites comme Monument Historique depuis 2008 pour leur décoration intérieure.
La Demeure de Rochefort, propriété privée, est une des plus anciennes maisons de Morthemer. Elle abrite des peintures murales religieuses du XVème siècle : le franchissement des eaux par Saint Christophe portant l'Enfant Jésus ; la Déposition du Christ entouré de la Vierge et Marie-Madeleine ; une troisième peinture, de style différent, montre un garde armé d'une lance.

 

Château de la Donalière

C'est un château qui date du XVIIe siècle et qui a été remanié au XXe siècle.
Autour d'une cour presque carré, des bâtiments disparates de toutes les époques ont été construits et présentent peu d'intérêt. Toutefois, en face de l'entée située à l'ouest, des constructions anciennes forment le coté est. A l'angle nord-est, une grosse tour cylindrique contenait un pigeonnier. La tour est en petit appareil de maçonnerie soignée. Elle servait également à la défense du site car elle conserve deux embrasures rondes utiles pour le tir de flanquement à l'est et au nord pour de petites armes à feu.

 

Le manoir de la Touche-Barrault

C'est un édifice qui date de 1663. Il a été réhaussé d'un étage au XIXe siècle.
L'accès à la cour se fait par un porche à portes charretière et piétonne couverte en plein cintre selon un principe courant en Poitou. Le corps principal de la construction forme un rectangle à cinq travées. Il est flanqué aux extrémités de petits  pavillons. L'ensemble est couvert d'ardoises. La façade sur le jardin est desservi par un bel escalier de pierre à volée simple. Cet escalier est décoré d'une belle rampe en fer forgé.

 

Le chateau du Poiron

Le domaine est mentionné dès 1457 sous le nom "d'hébergement du Puoéron".
Le domaine est clôturé d'une enceinte rectangulaire, d'environ 100 mètres de côté, constituée de murs dont la hauteur ne dépasse pas 2,50 à 3 mètres mais qui ont pu être découronnés. L'enceinte est cantonnée de tours rondes. La courtine Est, qui longe le chemin de la "Beltière", est flanquée en son milieu d'une tour sans toiture qui a dû être découronnée.Chapelle du poiron et calvaireP1340418
A l'angle Sud-est du domaine se trouve une chapelle rectangulaire (photo ci-contre) qui date du XVIème siècle ou, au plus tard, du début du XVIIème siècle.
Elle est couverte à deux pentes en tuiles plates et a dû être voutée en bois. Les fenêtres sont en plein cintre. Sur la façade, un petit campanile à jour contenait une cloche. A l'intérieur, sur le mur Sud, un  bas-relief figure les armoiries des Mayaud, Seigneurs du lieu entre le XVIème et le XVIIIème siècle.
A l'angle Sud-ouest, un pigonnier cylindrique est coiffé d'une toiture d'ardoises en poivrière, avec lucarnes à fronton triangulaire. A sa base, du coté Sud-ouest, s'ouvre une embrasure ronde pour arme à feu. Des embrasures identiques existent dans les tours de l'enceinte.
Le logis comprend, quand à lui, un bâtiment rectangulaire à rez-de-chaussée, étage et grenier couvert à quatre pentes en ardoises et un autre corps de logis, en retour sur la cour postérieur, prolongé par un fournil dont la porte est datée 1820. A l'Ouest de la cour, un vaste bâtiment contient un cellier et une grange sur de belles caves voûtées.
A l'extérieur de la propriété, au croisement de la RD8 (voir photo), se dresse un calvaire qui est probablement du XVIème siècle. Les dimensions correspondent à un nombre entier de pieds : deux pour la hauteur du socle, sept pour celle de la croix. Il est construit en pierre de taille calcaire.

 

Des vestiges d'anciennes activités industrielles.

Ces vestiges d'activités industrielles devenues obsolètes abritaient naguère une intense activité humaine et marquèrent le paysages :
• Le moulin neuf de Salles, le long de la Dive, avec sa roue à aubes plates
• Le moulin de Forges-Moulisme qui actionna peut- être les soufflets d'une forge à fer et qui n'est plus qu'un îlot perdu.
• Le moulin Bourgeois
• Dans des carrières délaissées, il est encore possible de voir un four à chaux du XIXe siècle